Romain Gandolphe

Travaux >

artiste-chercheur au sein de l'unité Post-Performance Future, dirigée par Marie de Brugerolle à l'Ensba Lyon

né en 1989
vit et travaille à La Ratayrié, France

Formation

2011-2016
École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon
DNSEP – félicitations du jury, 2016
DNAP – félicitations du jury, 2014
2014
Faculty of Fine Arts, Concordia University, Montréal (CA)
2008-2011
Maths Sup/Maths Spé

Exposition personnelle

2017
D'autres états me font rêver, La BF15, Lyon

Expositions et performances

2017
Les Faits du hasard, biennale internationnale des arts numériques, Le Centquatre, Paris
7ème Prix de la Jeune Création de Saint-Rémy, Moulain des Arts, Saint-Rémy
Invitation without exhibition, galerie Martine Aboucaya, Paris
Partitions (Performances) / Jeune Création, galerie Thaddaeus Ropac, Pantin
Ubique, les vacances immobiles, Glassbox, Paris
Festival Oodaaq, La Grande Passerelle, Saint-Malo
Double Trouble, Maison du livre, de l'image et du son, Villeurbanne
62ème Salon de Montrouge, Le Beffroi, Montrouge
Initiales/La Revue, Fondation d’entreprise Ricard, Paris
Public Pool #3, FRAC Nord-Pas de Calais, Dunkerque
Salon Discret, MNAM – Centre Pompidou, Paris
2016
Horizon (2016), MAGASIN – CNAC, Grenoble
Playground Festival, Musée M, Louvain (BE)
I Am Not Tino Sehgal, galerie Nahmad Projects, Londres (UK)
Do Disturb, Palais de Tokyo, Paris
Artagon II, Passage de Retz, Paris
2015
Festival of Minimal Action, Paris
No Reading, No Cry ! Open Graphic Art Studio – Museum of the city of Skopje (MK)
2014
Hacking festival, Le Lavoir Public, Lyon
2013
Enjoy queer and poésie, en ligne

Bourses et Prix

2017
Allocation d’Installation d’Atelier, DRAC Occitanie – Ministère de la Culture
Prix Moly-Sabata, Salon de Montrouge
2016
Prix des Partenaires, Ensba Lyon

Bibliographie

2017
62ème Salon de Montrouge (cat. expo.), Montrouge, Ville de Montrouge
2016
I Am Not Tino Sehgal (cat. expo.), Londres, Nahmad Projects

Acquisitions

Collection FRAC PACA, fonds Livres, Editions et Multiples d'artistes
Collection particulière

Workshop

2017
Trouver son chemin – entre performance et dessin, classe de 2nde, Externat Notre-Dame, Grenoble



Prochaines dates

du 2 septembre au 21 octobre : exposition, Invitation without exhibition, galerie Martine Aboucaya, Paris (vernissage le 2 septembre)

dimanche 24 septembre : performance, Un dimanche à la galerie, galerie Martine Aboucaya, Paris

du 2 octobre au 24 novembre : résidence, Moly-Sabata, Sablons

du 14 octobre au 26 novembre : exposition, 7ème Prix de la Jeune Création de Saint-Rémy, Moulain des Arts, Saint-Rémy (vernissage le 13 octobre)

samedi 4 novembre : vente aux enchères du 62ème Salon de Montrouge, Le Beffroi, Montrouge

les 18 et 19 novembre : performance, The Bridegroom suites, Playground Festival, M Museum, Louvain (BE)

du 24 novembre au 20 janvier 2018 : exposition personnelle, D'autres états me font rêver, La BF15, Lyon (vernissage le 23 novembre)

du 9 décembre au 4 mars 2018 : exposition, Les Faits du hasard, biennale internationnale des arts numériques, Le Centquatre, Paris

***


A la recherche (2017).

A propos

Après des études scientifiques, Romain Gandolphe a découvert l’histoire de l’art aux Beaux-Arts, grâce à la parole des autres. Parions que cet ordre initial du récit a marqué sa pratique. Ayant démarré avec des performances (s’enfermer dans une cimaise pendant une semaine ; demander à des gardiens d’exposition de préserver des œuvres invisibles ; partir en Californie à la recherche de l’endroit exact d’une performance historique des années 1960), l’artiste a commencé à raconter ses actions et à performer progressivement son récit lui-même. L’oralité est ainsi devenue, presque naturellement, la forme principale de son travail, prenant la tournure d’expositions racontées ou de récits d’œuvres oubliées. Dès lors, la parole est-elle le véhicule d’une expérience inaccessible ou bien l’expérience elle-même n’est-elle que le prétexte à la narration ? Chez Romain Gandolphe, rien n’est vraiment clair ! Entre visite guidée, théâtre, conférence et méta-performance, ses récits amoureux de l’art sont comme des substituts qui auraient supplanté leur modèle, comme l’on dirait d’un discours qui se serait autonomisé de son sujet. Pour le 62e Salon de Montrouge, l’artiste, fidèle à son caractère spéculatif et joueur, propose une visite anticipée du Salon, avant que les œuvres ne soient installées. Un récit d’anticipation face aux cimaises vides, dont les auditeurs pourront vérifier ou infirmer la pertinence en différé. Ce faisant, le travail de Romain Gandolphe est aussi une réflexion critique sur un art de la performance en soi paradoxal, car fondé sur un irréductible hic et nunc (« ici et maintenant »), qui exclut de fait la plupart des spectateurs. Un art qui n’existe finalement que par l’indice, la trace et le récit et qui transforme ses artistes en storytellers… pour ne pas dire en bonimenteurs ! Est-ce bien arrivé ? Même pas sûr. Ce travail renvoie la performance à son essence problématique d’événement au présent, et donc par nature insaisissable, car toujours irrémédiablement manqué. À peine esquissé, déjà mort ! Une pratique en creux, par défaut, qui allait, par la multiplicité de ses absences, faire exploser les désirs et les fantasmes.

Guillaume Désanges

Contact

romain.gandolphe (at) gmail.com



à bientôt, Romain