Romain Gandolphe's Works

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À venir
Performance, vidéo HD, couleur, son, 39 min
Image : Axelle Pinot
2017

En déambulant dans l'exposition du 62ème Salon de Montrouge vide, avant que les œuvres ne soient installées, je tente de leur donner vie par la parole et par le geste. Je porte en moi la mémoire d'œuvres qui, pourtant, restent encore à venir.

Vidéo en ligne

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Construire un miroir
Performance, 20 min
Performers : Jade Belhocine, Jordan Derrien, Ninon Goutelle, Axelle Pinot et Frédérique Vivet
2017

Au Centre Pompidou, lors d’une soirée de performance (Salon Discret), je viens conclure le programme en racontant de mémoire, et en direct, l’ensemble des performances et autres actions que j’ai vues, dans ce même lieu, pendant les trois dernières heures. Cinq performers executent d'après mon récit les performances racontées.

Etant séparé du public par une vitre, je fais éteindre la lumière progressivement, pour que le public se reflète petit à petit.

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Every secret has a holder
Performance, 6 h
2016

Entre les heures d’ouverture et de fermeture de la galerie Nahmad Projects, à Londres, j’invite chaque visiteur à me confier un secret, en échange de quoi je lui raconte le dernier secret qui m’ait été donné ici-même, sans préciser de qui il est. Ainsi chacun emporte le secret de quelqu’un d’autre.

Après la galerie Nahmad Project (Londres), la performance a été présentée au M Museum (Louvain, Belgique), ainsi qu’au Magasin (Grenoble). Pour chaque itération, je recommence avec le dernier secret reçu lors de la performance précédente.

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Œuvre d'art ne consistant qu'en l'acte de son achat
Immatériel
2016

Une œuvre de moi, qui n'est pas de moi ? Ghislain Mollet-Viéville m'envoie en avril 2016 un chèque pour l'achat d'une œuvre ne consistant qu'en l'acte de son achat, rien d'autre. Interrogeant ainsi la place de l'artiste, du collectionneur et la notion même d'œuvre d'art.

Documentation sur le site de Ghislain Mollet-Viéville

Entretien à ce sujet

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Si ma mémoire est bonne
Série de performances, 2 h 05
2016

Je raconte le récit d’œuvres méconnues voire oubliées d’artistes pourtant fameux. La transmission de ces récits, entendus ici et là, assure la survie de ces œuvres qui pourraient disparaître si elles n’étaient plus racontées, discutées, partagées.

Insistant sur la fragilité de la mémoire et de la parole, je viens chaque jour de l’exposition raconter à nouveau, non pas le même récit, mais une variation issue du discours de la veille.

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L'Exposition dans ma tête
Série de performances, durée inconnue
2014-2015

Des œuvres d’art peuvent-elles exister ou « avoir lieu » à l’intérieur de ma tête ? Je fais une sélection de dix-sept œuvres d’artistes contemporains (de Robert Barry et Lawrence Weiner à Tino Sehgal). Elles sont réparties en quatre sections : celles jouant avec la notion d’œuvre d’art, celles jouant sur le lien entre l’œuvre et son espace d’apparition, celles liée à la relation entre l’œuvre et le spectateur, et finalement celles jouant avec le lien entre l’œuvre et son artiste.

Le montage de l’exposition dure environ un mois, le temps de tout fixer dans ma tête. Le 13 novembre je fais une présentation publique devant un amphithéâtre à Montréal. L’exposition est ouverte. La visite consiste alors en mon exposé, et c’est une visite express puisqu’elle dure quinze minutes. Mais chacun peut venir en parler avec moi et redécouvrir les œuvres de cette exposition à travers la discussion.

L’exposition sera ouverte aussi longtemps que je m’en souviendrai.

Il s’agit là de questionner le rapport entre une œuvre ou un ensemble d’œuvres et un spectateur.Pendant que je préparais cette exposition j’ai rencontré Lawrence Weiner qui m’a parlé de ce que signifie « posséder une œuvre d’art ». Finalement ne possède-t-on pas davantage une œuvre lorsque nous la connaissons - nous la portons en nousmême - plutôt que lorsque nous l’achetons ? Ainsi, il me semble avoir offert l’accès à ces dixsept œuvres d’art à des dizaines de spectateurs qui désormais les portent en eux - aussi longtemps qu’ils s’en souviennent.

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Une semaine dans une cimaise
Performance, 168 h
2013

Je vis une semaine dans une cimaise sans en sortir.

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A la recherche
Série de performances, voyage, vidéo HD, couleur, muet, 23 min
2016-2017

En suivant la seule indication géographique disponible, je me rends « au Nord de San Bernardino, dans le désert de Mojave », à la recherche du lieu précis de l’œuvre Inert Gas Series de Robert Barry. Un voyage de deux semaines à travers le désert, en essayant de reconnaître les montagnes environnantes d'après la photographie de l'œuvre.

Vidéo en ligne

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Sans titre
Performance, 10 min
2016

Dans une salle vide et uniquement par la parole, j’emmène les visiteurs avec moi dans un mon dernier voyage, nous nous retrouvons alors dans le désert et devinons le décor alentour. Il est question de six éléments trouvés là-bas, tous invisibles et pourtant bien présents.

Documentation vidéo en ligne

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Du futur au passé
Performance, 45 min
2016

Le jour de mon second diplôme, je parle non seulement de mes pièces des cinq dernières années dans l’école, mais également et surtout de celles des cinq années à venir, hors de l’école.

Elles ont déjà eu lieu… « en 2019 ».

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La Poursuite
Performance, vidéo, 8 min
Images : Armèle Portelli
2015

Je fuis la caméra et me cache dans l’exposition Rideaux/blinds à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, fermé, parmi les œuvres. La camerawoman me suit, donnant le son de ses pas et sa respiration à la caméra, jusqu’à me rattraper.

Vidéo en ligne

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Cette photo là est incroyable
Performance, 30 min
2014

Le jour de mon diplôme, je choisi de ne rien montrer de manière tangible, mais j’offre à voir trois ans de pratique au gré d’une visite guidée dans des salles vides. Je décris d’abord précisément les images qui « sont » au mur (alors que les murs sont laissés blancs), et quand le jury connaît l’image (elle existe alors bel et bien dans l’espace mental de mes auditeurs) nous en parlons comme si elle était là. Pendant une demi-heure, mes pièces apparaissent dans l’œil du jury, une à une. Aussi, pour ne pas saturer l’espace, l’accès des autres visiteurs à mon accrochage se fait un par un, les flâneurs deviennent ainsi des témoins qui tous ensemble connaissent le déroulement de mon diplôme et peuvent le raconter.

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11.192
Performance, 5 h 45
2014

Assis sur un banc, je compte à voix haute aussi loin que possible.

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Une ou deux lignes de plus
Immateriel
2014

L'œuvre n'existe que parce qu'elle est annoncée dans la liste des œuvres, sur la feuille de salle.